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Notre méthodologie

Dans les processus de l’entreprise, la conception de produit est une phase assez risquée dans la mesure où elle met en jeu d’une part des sommes importantes relatives à la mise en production d’un nouveau produit, et d’autre part, s’appuie sur une part de subjectivité de la part des concepteurs.

À l’heure de la mondialisation, la concurrence devient sévère et même si les intuitions sont bonnes, il devient impensable de ne pas établir une visibilité totale lors d’un développement de produit afin de minimiser les risques. Les concepteurs ont toujours à l’esprit ce risque qu’ils gèrent au mieux avec leur propre une méthodologie, fils rouge de leur conception, qui n’est pas forcément formulée mais intuitive. L’intuition n’est jamais que le fait de parvenir à une solution sans formuler les étapes intermédiaires.

Le but de cette méthodologie est donc de maîtriser les sommes mises en jeux pour le lancement d’un produit et de réduire la part de subjectivité au niveau de la conception tout en mettant en place une stratégie afin de positionner au mieux son produit sur le marché.

Cette méthodologie permet a pour objectif principaux :

• d’optimiser le processus de conception

• d’offrir une visibilité sur tout le processus de conception

• d’optimiser les produits dans leur fonctionnalité et leur coût (analyse de la valeur)

• d’optimiser l’image de l’entreprise par la cohérence de ses produits


Analyse des besoins - Cahier des charges

Lorsqu’on veut lancer un nouveau produit, on parle de fonctions, de performances, de prix. C’est en définitive le résultat intuitif de ce que j’appelle «les motivations d’achat».

C’est par cela que commence cette méthodologie : définir les motivations d’achat du futur produit, afin de bien comprendre les besoins des clients.

Notre étude de la concurrence va nous permettre de valider ces motivations d’achats et de permettre le positionnement de l’entreprise par rapport à sa concurrence avant de définir sa stratégie.

La concurrence

Il s'agit avant tout de recueillir un maximum d'informations pertinentes. Ensuite, on peut se positionner par rapports aux autres dans un contexte précis.

Les motivations diffèrent d’un client à un autre et pour des motivations identiques, des clients peuvent choisir des produits bien différents. Le recensement des motivations d’achat va nous aider à comprendre ces attitudes.

Nous recenserons donc les concurrents et nous pourrons classer et regrouper les motivations d’achat selon une trame proche de l'analyse fonctionnelle :

• Technologie

• Architecture du produit

• Performances

• Fonctions annexes

• Fiabilité, solidité

• Contrainte de cout d'entretien, d'utilisation et obligation

• Confort d'utilisation

• Esthétique

• Prix

• Distribution et commercialisation

On peut définir des axes stratégiques, par exemple "le niveau de gamme" et "l'innovation" pour y placer certaines entreprises de renommée :

Le contexte évolue en permanence : législation, arrivée d'un nouveau concurrent, nouvelle technologie, produit de substitution, etc.


Les motivations d'achat

C'est généralement ce qui provoque la démarche d'analyse de la valeur et du design : un produits est en perte de part de marché car les motivations d'achat ou leurs critères ont changé. Notre première tâche consiste donc à les énumérer en toute objectivité. On trouvera, dans les motivations d'achats des fonctions mais aussi des critères de performances, ou des qualités intrinsèques comme l'esthétique.

Elle sont réunies dans un tableau pour mettre en évidence des valeurs similaires ou opposées afin de pouvoir définir le positionnement.


Les motivations d'achat pour un même produit, ne seront pas forcément les mêmes pour deux acheteurs différents.

Positionnement et stratégie

Au regard des deux précédentes étapes, il devient plus facile de se situer, de choisir sa niche ou au contraire, de devenir offensif sur un marché déjà occupé. Le rôle du chef d'entreprise et du porteur de projet sera de définir la stratégie qui orientera toute l'étude.


Le positionnement doit changer, il faut faut donc redéfinir la stratégie des produits et leur conception.


Cahier des charges fonctionnel

Pour définir les fonctions, nous avons recours à l’analyse fonctionnel avec l’approche des milieux. Pour un discours plus conventionnel et plus «accessible», nous avons défini une méthodes des actions qui nous semble plus fluide dans la formulations des fonctions.

Les fonctions par la méthode des milieux

Directement issus de l’analyse fonctionnelle, l’identification des milieux, c’est à dire de tout ce qui intervient avec le produit, permet de définir les fonctions. Cette méthode efficace permet de lister toutes les interactions qui touchent au produit.

Caractériser les fonctions et définir les gammes

Une fois les fonctions identifiées, on définit l’arbre des fonctions et atribue performance du produit. Il arrive à cette étape qu’on perçoive l’intérêt de décliner le produit en gamme.

Ce sera le rôle du designer de guider l’entreprise dans des solutions compatibles avec le cahier des charges et les impératifs d’image de l’entreprise.


Définition du contexte

Si la concurrence évolue en permanence, le positionnement d’une PME en subit directement les incidences. Pourtant, le contexte est bien en amont de ces réalités. Une innovation technologique sera à l’origine d’une évolution concurrentielle, une loi interdira directement certains concurrents peu réactifs, etc.

Habituellement, chaque entreprise qui fabrique en son nom des produits reste à l’écoute et recueille ces informations que l’on peut regrouper en trois catégories :

• technologique

• environnemental

• légal.

Contexte technologique et propriété intellectuelle

Il s’agit des innovations technologiques qui peuvent changer voire révolutionner certains secteurs. A priori, les solutions techniques n’ont pas à être intégrées à ce niveau de développement du produit. Cependant, l’exploitation d’un brevet, d’un procédé «maison», ou autre élément qui apporte une réelle valeur ajoutée au produit doit être considérée comme un impératif et donc comme une contrainte à mentionner dans le cahier des charges, en tant que contexte technologie. Les spécificités de ce contexte technologique seront précisées dans le volet "Technique" du cahier des charges.

Cette disposition permet aussi de spécifier le contexte afin de s'en éloigner, en proposant des innovations aux solutions techniques différentes.

Contexte environnemental

Il s’agit de l'environnement qui peut agir de manière indirecte sur le produit, tel que le coût des consommables (électricité, carburants, eau), de l’habitat (les appartements de petite taille en centre urbain), les engorgements des villes par la automobile, l’accès au réseau à haut débit, etc.

Dans ces exemples, ni la législation, ni la technologie n’interviennent. C’est uniquement l’environnent d’utilisation qui justifie les évolutions des produits.

Contexte légal

La législation peut avoir un rôle déterminant. On pourra se souvenir les lois obligeant la protection des piscines privées ouvrant les marchés des barrières, alarmes en tout genre ou couvertures rigides.

Il incombe donc à l’entreprise se suivre avec attention la législation qui concerne ses produits.

De plus, une nouvelle loi peut aussi devenir une véritable opportunité commerciale.


Cahier des charges technique

C’est le recueil des contraintes matérielles et financières, de la fabrication à la commercialisation.

Fabrication

Les matériaux et procédés de transformation

Un entreprise qui produit des biens d’équipement ou de consommation bénéficie souvent d’un matériel adapté à un ou plusieurs couples matériaux-procédés. C’est du choix du dirigeant et du chef de projet de déterminer la part du futur produit qui sera traitée en interne ou en sous-traitance.

Pour la part traitée en interne, on précisera les matériaux envisageables et les processus de fabrication habituels (ceux pour lesquels l’entreprise a capitalisé des compétences).

Pour les techniques et procédés «maison», on établira aussi le détail de ces savoirs-faire.

Sous-traitance

Comme pour la production en interne, la sous-traitance peut avoir à gérer des investissements. Au designer d’en tenir compte.

De plus, il faudra également bénéficier de leurs savoirs-faire particulier ou les sélectionner sur ces critères.

Fourniture

Cette étape consiste à définir tous les composants du commerce et leurs performances. Il arrive que l’on définisse des fonctions et des critères tels que plusieurs groupe de composant répondent à ces fonctions. Dans ce cas, le choix se fera lors de la conception.

On notera également les contraintes techniques de l’utilisation d’un composant. Si certain composant sont peu couteux, leur mise en oeuvre peut l’être et à ce niveau de définition du produit, l’approche des coûts doit prendre en compte ce paramètre et laisser le plus possible de latitude.

Montage et contrôle

Tout comme la fabrication, ils peuvent être soumis à des contraintes particulières ou des investissements. Les compétences devront donc être cadrées avec la même rigueur afin d’assurer une qualité optimale.

Commercialisation

Cela définit aussi le produit dans sa conception. Le mode de commercialisation peut être déterminant et les concepts de commercialisation on permis la création des produits en kits et des produits modulables, offrant de plus la rationalisation de la production.

Donc la distribution et commercialisation peuvent intervenir dans la conception. Il faut donc le décrire avec précision afin d’optimiser la conception, sinon du produit, de son conditionnement.

Investissements

À cette étape du cahier des charges, on commence à chiffrer les investissements s’il y en a. Pour la bonne santé financière de l’entreprise, il est bien sûr hors de question que la conception n’en tienne pas compte.


La conception

Avant toute chose, un designer dispose d’une méthodologie. Celle-ci peut être intuitive ou calibrée, c’est à dire qu’il peut suivre une intuition qui selon son jugement, peut coller en tous points aux attentes du marché. Inversement, il peut aussi suivre un schéma rigoureux pour amener le produit à maturité dans sa conception. Bien sûr, les deux démarches ne sont pas antinomiques et un designer, en fonction de sa sensibilité, peut passer d’une démarche intuitive à une méthodologie rigoureuse (et inversement). L’intuition, cela n’est guère rassurant ! Mais cela n’a rien à voir avec de la fantaisie arbitraire. Un bon designer passe sa vie à analyser les produits qu’il voit tous les jours. Ainsi, son intuition correspondra plus à une seconde nature qu’à une élucubration. Comme dans tous les domaines liés à la création, l’intuition est nourrie par la culture que l’on s’est constituée en regardant, en observant, en analysant, en apprenant.

Donc l’intuition n’est pas une mauvaise chose à condition de s’en servir à bon escient.

La méthodologie par piles

Notre méthodologie, initialisée par l'analyse de la valeur, est régie sous forme de routine : proposition, appréciation et validation avec une approche transversale. Afin de définir des points de validation, nous avons défini des étapes-clef dans la conception qui peuvent être plus ou moins détaillées selon la complexité du produits. Pour toutes les phases de conception, on prend soins de valider la cohérence entre les choix établis et les paramètres du produits (motivation d'achat, contraintes internes et contraintes externes).



Pour préparer le tableau de bord de cette méthodologie on choisi les piles, c’est à dire les paramètres du cahier des charges ; le choix des piles sera ajusté en fonction du projet.

Voici les étapes-clefs de notre méthodologie :

Définition des ensembles

Cette phase n’est utile que dans la conception de produits complexes. On détermine que le produit est complexe à partir du moment ou on choisit de définir des ensembles distincts. En fonction de la complexité, on pourra être amené à définir des sous ensembles, et ainsi de suite.

Les ensembles peuvent être définis par une technologie ce qui permet aussi de séparer les équipes de développement pour mener conjointement la conception.

Choix technologiques

Ils peuvent concerner autant la globalité du produit que les ensembles. Les technologies relatives à la fabrication sont vues lors de la phase "solutions techniques". Ces choix concernent la technologie propre au fonctionnement du produits.

Architecture du produit

C'est la morphologie d'un produit. Pour un produit complexe, cette étape place les ensembles les uns par rapport aux autres tout en mettant en évidence les nouvelles contraintes techniques que cela génère.

Une fois les ensembles définis et qualifiés dans leur technologie, le produit peut encore varier dans son architecture, c’est à dire la disposition géométrique de ses ensembles. Il est à noter que ceux ci doivent préalablement avoir été évalué dans leur dimension, masse et besoin particulier (refroidissement, accès, entretien, etc).

Pour un produit simple, cette phase consiste à positionner les zones du produit correspondant aux fonctions.

L’architecture est le premier stade de la conception à proprement parler. Le produit, à ce niveau là, est dimensionné et prend forme.

Solutions techniques

Cela consiste à définir des solutions, d'abord pour lier les ensembles définis précédemment, puis à étudier les solutions à l'intérieur d'un ensemble.C'est également lors de cette phase que l'on définit des composants du commerce. On ferra aussi attention aux contraintes propre aux composants.

Comparatif et validation

Les comparatifs sont essentiels dans la conception. Ils mettent en évidence les avantages et inconvénients mais aussi leurs incidences sur les autres solutions. Les choix technique impliquent d’autres contraintes et les comparatifs doivent les prendre en compte. Ces tableaux peuvent devenir de véritables matrices avec bon nombres d’entrée dans les deux axes.

Design

Pour finaliser un produit, le design doit être traité en harmonie afin d'apporter la cohérence qui révèle sa technologie, ses fonctionnalités et ses performances. Ce travail propre au designer est la traduction esthétique du produit, en adéquation avec le marché.

Dossier de fabrication

Pour finir, le dossier de fabrication comprendra :

• la nomenclature

• le calcul des coûts

• la définition des pièces et des composants

• les procédures de montage et de contrôle


Les outils du design

Comme toute agence de design, nous produisons des supports de communication propres aux étudex :

• dessin

• maquette d'étude

• maquette fonctionnelle

• maquette d'aspect

• images et fichiers 3D

• Prototype


La qualité

Toujours en quête d'amélioration de nos processus, nous affinons en permanence notre méthodologie ainsi que nos supports.


Services annexes

Avec une méthodologie allégée nous traitons aussi :

• emballages et conditionnement

• manuels d'utilisation

• notices technique pour la maintenance

• catalogues produits